Traverse Video Art Writer Simone Dompeyre on ‘Ghost House’ and ‘Disciplinary Institutions’ (in French)

Magdalene II.1

Traverse Video Art Writer Simone Dompeyre wrote this article on my videos ‘Ghost House’ and ‘Disciplinary Institutions’ (in French only). I will be published in the 2018 catalogue that will be available online for free when finished.

Mélanie Menard – Ghost House
 
La mémoire se forme sur les reliefs du temps ; des maisons vides depuis  si longtemps que poussière, tavelures, fissure et murs lépreux n’augurent pas de nouveaux aménagements.
Maison simple à étage, avec fenêtres barrées de rideaux plus ou moins intacts, blancs à fleurs ou rouges plus audacieux et dont l’ameublement tout aussi simple ne manquait pas de l’essentiel  ni des objets du quotidien désormais parsemant les décombres.
Ce n’est toujours cependant pas la nostalgie qui guide cette investigation, aux mouvements curieux, ne refusant aucun axe ni zooms avant ou arrière car même si en incipit, une petite horloge jouet, décorée, poursuit son balancement en attestation des attentes d’une petite enfant, les bouteilles vides nombreuses, l’imagerie pieuse fréquente entraînent vers un autre constat du mode de vie. Enfant roi abîmé saisi au passage. Christ en jeune homme aux longs cheveux dont le renversement n’est pas redouté par le montage qui le fait tournoyer – jouxte, en un autre plan, des pages arrachées d’un livre de prières qui n’hésite pas à énumérer «  éjaculation interdite et « fleurs ». Le visage de la vierge occulte à demi celui d’une jeune femme qui l’occulte à son tour comme prise par la modèle… les reflets de deux miroirs redonnent plus de brillance à ce qui est, en écho de ce qui fut et le vert des plantes éloigne tout larmoiement.
La musique électronique elle–même se teinte de mélancolie, Shadow of sleep
son nom adopte le propos : ils dorment ceux qui furent ainsi pris par de telles règles…d’eux demeure l’ombre grâce à laquelle on peut les réveiller.
 
Simone Dompeyre

Melanie Menard – Disciplinary Institutions
 
Melanie Menard pense en photographie et en films. Son regard est porté par des préoccupations d’Humaine. Elle sait et rappelle que nous sommes des êtres de la mémoire et d’Histoire et que nous nous devons  d’exercer la première pour l’autre.
Elle entraîne en des déambulations très dirigées, en perspectives calculées, en travelling épousant le plafond pour revenir au sol, en zoom déictique vers les décombres de diverses maisons mais d‘identiques raisons d’être et architectures. Des lieux « disciplinaires » de contention dont une énorme clef découverte dans un entassement de papier est emblématique, dont l’impasse s’avère la seule non-issue des couloirs aux portes fermées alors que les hauts murs et les fréquents barreaux déclenchent le motif de l’angoisse.
Le film va à la trace, il ausculte les murs lépreux, les tapisseries en lambeaux et intègre la découverte-irruption d’un étage plus « noble » à la tapisserie colorée, années 1960, à la rampe d’escalier ouvragée sans doute l’habitat de la direction de ses lieux sans davantage de commentaire.
Le silence n’est, cependant, pas accordé à la visite puisque une musique sourde, répétitive mais qui refuse le facile anxiogène -le film n’est pas d’horreur- n’autorise pas la contemplation esthétisante d’une poésie des ruines.
Mais l’esthétique de la mémoire en acte : couloirs larges avec arcatures en ogive traversés, plus étroits amoncelant les gravats vus de leur entrée, barreaux qui transforment les étages en prison captés en contre plongée, rares dessins appréhendés en légères saccades, carrelages suivis, végétation brillantes colorant l’espace ou graffiti obscènes au-dessus des anciens lavabos, les éléments sont pris en leur lieu et selon ce que leur emplacement offre comme possibilité de prises de vue… ainsi tel passage en caméra portée oscille, tel chariot pour malades est capté dans la profondeur du champ.
Ce faisant, la main actuelle entrant dans le champ par deux fois pour attraper telle page manuscrite, feuilleter tel texte imprimé ou approcher le dossier avec index et pages du Nouveau Testament, atteste de l’engagement de l’artiste dans cette « histoire à contretemps » selon l’éclairante formule de Françoise Proust. Revenir à ces lieux pour donner Histoire à ceux/celles qui y furent détenu/es sous des prétextes de morale et de diktats religieux, plus précisément catholique comme le dénote la statue de la Vierge saint-sulpicienne, intacte dans le jardin.
Le générique énumère les lieux de tels enfermements : « l’asile » qui longtemps a accueilli/enfermé malade et vagabonds ou, en une métonymie les indésirables ; « la blanchisserie, l’école professionnelle et la maison de travail (obligatoire) » où ces détenu/es travaillaient gratuitement.
Le film fait des décombres, leurs traces.
Pour paraphraser Deleuze, réclamant dans L’Image-Temps, à « l’art cinématographique […] non pas s’adresser à un peuple supposé, déjà là, mais contribuer à l’invention d’un peuple. » reconnaître à Mélanie Ménard d’inventer ces innommés, s’impose.

L’artiste dit :
Dans Surveiller et Punir, Michel Foucault définit les « Institutions Disciplinaires » comme des lieux où l’homme est rendu obéissant sous la répression préventive de toute déviation à la norme. Ma vidéo explore des endroits employés pour faire disparaître, discrètement, des personnes indésirables et/ou désemparées, ainsi le couvent de la Madeleine (qui a servi de prison pour femmes), les asiles psychiatriques (où les queers et les hommes dits déviants subissaient un « traitement » forcé) et les ateliers. Dépassant la simple documentation de ces bâtiments, je me suis intéressée à transmettre la manière dont les détenus disparus depuis si longtemps continuent d’imprégner ces lieux longtemps après leur mort, ainsi que l’aura maléfique qui émanant, toujours de ces bâtiments, perdure dans la mémoire collective.

Simone Dompeyre

Usurp 5 India screening 19 March 2016

In August 2015, “Ghost House” and “Disciplinary Institutions” were screened at Usurp 5 Festival London. On Saturday 19 March 2016, both films were screened in India at a Festival organised by Usurp 5. I’m only advertising after the fact as I was very busy last week and don’t know anyone who lives in India 🙂

Facebook event for the screening

Usurp5-India-2016-03-19

Usurp Art from London is thrilled to invite you and your friends to a special screening day of international award winning art films at the iconic and amazing India Habitat Centre, our first time in India. Full programme and running order as below.

Sat 19 March 2pm – 7pm
Experimental Art Gallery,
India Habitat Centre Delhi
Drop in anytime
FREE – ALL WELCOME

Featuring films by artists from over 15 countries inc. Jordan, Spain, Argentina, Germany, India, Peru, South Africa, Japan, Britain. Think – abstract, activist, animated, collage, conceptual, cut-ups, environmental, glitch, graffiti, identity, outsider, performance, poetry, rebellious, sci-art, scratch, silent,
sonic, subversive, surreal, synesthetic,
video art…

Usurp Zone5 Film Festival was originally supported by Film Hub London, Film London, BFI Fan Audience Network. This iteration is solely funded by Usurp Art Gallery, which is a member of Film Hub London and a BFI Neighbourhood Cinema.

Address: Lodhi Road, Near Airforce Bal Bharati School, New Delhi, Delhi 110003

Disciplinary Institutions on the big screen this Thursday in Brighton!!!

‘Disciplinary Institutions’ will play on Thursday August 1st at Duke’s at Komedia Brighton as part of the Brighton Pride 2013 Short Film Compilation. Screening starts at 18h30.

I am thrilled because, although my short films have already played on the big screen, it was at festivals abroad so I never got to see them myself, I only ever saw them on computer screens 🙂

I’m really hoping to be able to meet local independent filmmakers and performers on the night. If you are reading this post and you are a Brighton based underground film maker, an actor or performer, someone who does sound design or composes music, please come talk to me at the bar afterwards! The film selected for the festival is purely visual video art, but I’ve been (slowly 🙁 working on a new project for while. Thanks to the recent heatwave, I nearly finished reading ‘Visionary Film’ by P. Adams Sitney (that’s more than 400 pages of really hardcore reading!) on the beach, and it helped me a lot clarify my ideas. Another post to come on this once I manage to copy my notes scribbled in the margins onto the computer… However a narrative short, even a no budget experimental one like I want to do, is not something I can make on my own like purely visual video art. I need at least 3 performers and a sound person. I probably can manage the camera work and editing by myself, and just use natural lighting cleverly. So really, if you are a Brighton based film or performance person, and you like stuff like David Lynch (my film hero <3 ), Jack Smith, Kenneth Anger, 'The Blue Angel', Ingmar Bergman, Fassbinder, come talk to me! We could work together and make absolutely no money 🙂

Post-processing and enhancement of photographs (practical examples)

I have applied the post-processing workflow detailed in the tutorial I wrote to the photographs from my ‘Ghost House’ and ‘Disciplinary Institutions’ series.

Most pictures required little adjustments because I took care to expose them correctly. I discovered that my favourite tools to do slight exposure adjustments were either manually adjusting the curve, or doing selective Brightness and Contrast Correction via Image > Adjustments > Shadows/Highlights.

I did some saturation adjustments to some pictures, either on the whole picture or sometimes for a specific colour channel to bring out a specific detail from the composition. For example, for ‘Cellar Door 1’, I brought the saturation up +16 for Yellow and +18 for green. The effect is more over the top than what I usually go for but because this picture is retro-kitsch on purpose, it’s an appropriate choice.

Before:

After:

I also straightened the geometry of the corridor shots from the asylums when my tripod was crooked due to uneven floors.

Before:

After:

I used light denoising on all pictures. I also use smart sharpening on most pictures, but not on any picture featuring reflections in mirrors, dew on a window or a diffuse, fuzzy light, because sharpening destroyed any of these interesting effects.

I will now detail the workflow I used on the 3 photographs that required the heaviest processing. On most other photographs I processed, while the processing improves print quality, the adjustments are too slight to be noticeable in web quality.

Ghost House III.1

Before:

I redid the whole picure after realising that the ‘Dust and scratches’ filter blurred the image rather than really denoise it though it turned out not to make a huge difference on that photograph.

-Lens Correction.
-Selective Brightness and Contrast Correction Image > Adjustments > Shadows/Highlights. Corrected blown highlights: Amount 60%, Tonal Width 30%, Radius 30px. Midtones contrast +15%.
-Saturation +10.
-Reduce Noise, Despeckle.
-Smart sharpen Amount 50% Radius 5 pixels.

After:

Ghost House III.11

Before:

-Lens Correction.
-Selective Brightness and Contrast Correction Image > Adjustments > Shadows/Highlights. Corrected too dark shadows: Amount 15%, Tonal Width 30%, Radius 30px. Corrected blown highlights: Amount 19%, Tonal Width 30%, Radius 30px. Midtones Contrast +19%.
-Saturation +20.
-Reduce Noise, Despeckle.
-Smart sharpen Amount 50% Radius 5 pixels.

After:

Woodlawn

Before:

-Lens correction.
-Levels: burn highlights on purpose, they’re just the window.
-Selective Brightness and Contrast Correction Image > Adjustments > Shadows/Highlights. Burn highlights some more: Amount 100% tonal Width 16%.
Manual Curves.
-Saturation -49 (slightly tinted monochrome)
-Reduce Noise.
-Smart sharpen Amount 50% Radius 5 pixels.

After:

Repeat similar process with similar picture differently exposed for trial.

Before:

-Lens correction.
-Selective Brightness and Contrast Correction Image > Adjustments > Shadows/Highlights. Burn highlights: Amount 100% tonal Width 50%. Lighten shadows: Amount 29% Tonal Width 30%
Manual Curves.
-Saturation -27 (slightly tinted monochrome)
-Reduce Noise.
-Smart sharpen Amount 50% Radius 5 pixels.

The result is similar but there is less glare on the wall. I suspect this is due to the original picture, not the processing. I chose this version for printing.

After:

‘Disciplinary Institutions’ showing Wed 17th August in London! (tonight!)

MILLINGTON | MARRIOTT present OPEN film schedule

New Gallery London
92 Peckham road, SE15 5PY
London, United Kingdom

WEDNESDAY
Andrew Hinton – Banking on change (11.44)
James Jarret – Absence of the Star (4.00)
Matthew Verdon – The Adventures of Monica (4.35)
Alex Reuben – Big hair (5.13)
Oliver Smith – Belief Perspective (7.56)
Thomas Kilburn – I could Never Love Again (9.36)
Melanie Menard – Disciplinary Institutions (6.52)
Luke Howlin – Spritz (8.16)
Pete May – Dolly With a Dick (TRANStv) (10.00)
David Altweger – The Twilight Project Chapter One (5.31)

Disciplinary Institutions video (new, improved 2011 edit)

I also made a new version of ‘Disciplinary Institutions’, using footage shot in 2009 already used in the 2010 edit, and new, previously unused footage shot in 2010.

This piece is rather dry, similar to the work of the Wilson sisters, whereas I believe Ghost House is closer to what my work would look like should I move into a more narrative direction. By keeping a steady rhythm and directional continuity in long corridor tracking shots that get darker and darker as the video progress, I aimed to convey the feeling of powerlessness and crushing fate experienced by the inmates.

In this video too, I applied my theoretical readings and paid great attention to steady rhythm, avoiding jerky images and precise pacing by carefully selecting shot lengths. I decided on purpose to leave the 2 last shots on for longer necessary, in order to play with the audience nerves. The previous to last shot is especially unnerving because it’s a steady frame showing a book that says ‘Ecclesiastical law’: nothing happens in it visually yet the words say it all, and the audience have to bear it and suffer it, just like the inmates had to bear their imprisonment. The last shot of the moving shadow of a ‘caged’ plant swaying in the wind is the exact opposite: aesthetically pleasing (though gloomy) but conceptually simple. It is aimed at lulling the audience into calm thinking, so that, maybe, they can start integrating what they might have learnt while watching the video about themselves, their fears, their idea of freedom.

One technical problem to be sorted later is that the words ‘Ecclesiastical law’ are not very clear because the white pages of the book are a little overexposed. This is due to shooting in abandoned buildings with nothing but a small camera and in a completely improvised manner, since neither the local authorities nor the Catholic Church are willing to have the Magdalene Laundries advertised, and access to them therefore has to be ‘taken’. I hope to sort this in post production. I have not done it yet because I’m about to get the Adobe professional software, which should make a more precise job of it than MoviePlus which I currently use.